Sommes nous condamnés à ne pas faire “une seule” révolution ? – Je refuse de le croire. (Par Mouhamed Koudo)

0
115

L’ Afrique a raté la révolution agricole, industrielle, numérique, et est entrain de rater la révolution de l’intelligence artificielle. Sommes nous condamnés à ne pas faire une seule révolution ? – Je refuse de le croire.

Depuis 1975, année consacrant la naissance de notre espace communautaire, beaucoup de choses ont été faites, beaucoup d’obstacles franchis, mais aussi beaucoup de défis à relever.

Soyons quand même fier de notre espace Communautaire, la CEDEAO, qui est aujourd’hui la meilleure espace Communautaire en Afrique devant la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale), la EAC (Communauté de l’Afrique de l’Est).

Néanmoins, les attentes des populations dépassent de très loin les actions des exécutifs. C’est pourquoi, depuis Février 2016, arrivé à la tête du Parlement de la CEDEAO, le président Moustapha Cissé LO a favorisé les discussions directes avec certains Chefs d’État sur des questions intéressant la Communauté.

Dans ce temple (Parlement de la CEDEAO) où résonne très souvent la diversité des peuples de notre Communauté, les préoccupations des populations et les enjeux de l’heure sont pris très au sérieux, car dans sa vision futuriste, le président Moustapha Cissé LO veut que les jeunes puissent avoir la liberté d’entreprendre, d’innover, de voyager, d’étudier, et de travailler dans un environnement sain avec des institutions fortes qui les protègent.

Voir cet idéal se réaliser reste pour nous une source de motivation, et demeurera la quintessence de nos actions au service de la Communauté.

Vous le savez sans doute, le Président Moustapha Cissé LO a relevé de manière exponentielle l’aura et la crédibilité du Parlement Communautaire. Depuis son accession à la tête de cette institution, le 4 février 2016, il n’a cessé d’oeuvrer pour rendre le Parlement de la CEDEAO plus visible, plus fort, et plus prés des citoyens de la Communauté.

Cette efficacité voulue, est pour nous, un gage de cette relation de confiance que nous voulons bâtir entre le Parlement de la CEDEAO et les citoyens.

Pour un Parlement plus efficace et prenant en compte les vraies préoccupations des populations, Il a pris des mesures qui ont pour conséquence de rationaliser les ressources, d’augmenter l’efficacité de l’administration et rehausser le niveau d’influence du Parlement sous l’angle de la diplomatie parlementaire.

Sur les mesures, les stratégies et les acquis, je peux vous citer, entre autres :

La Rationalisation des ressources de l’institution (Rationalisation des effectifs, bannissement des dépenses inefficaces, …) ;

L’obtention le 17 décembre 2016 de l’acte additionnel relatif au renforcement des pouvoirs du Parlement (Contrôle du budget de la communauté, siège au conseil de médiation et de sécurité …) ;

Résolutions sur la crise sécuritaire au Mali, Résolution en janvier 2017 sur la crise post-électorale en Gambie ;

Règlement pacifique, par une mission parlementaire, des troubles post-législatives en Sierra Leone ;

Et dans sa stratégie de rapprochement de l’institution avec les citoyens et pour une appropriation inclusive, le président Moustapha Cissé LO a privilégié l’organisation de réunions délocalisées en impliquant les acteurs de la société civile et les acteurs politiques des États membres ;

Le 17 décembre 2016, est venu la consécration d’une offensive tacte et intelligente, car le Parlement est désormais impliqué dans le processus de l’adoption des actes communautaires relatifs aux politiques d’intégration économique et monétaire de la CEDEAO.

Et sur le registre de la diplomatie parlementaire, la Coopération est plus que renforcée entre le Parlement Communautaire et les parlements nationaux, régionaux et les organismes similaires au sein et en dehors de l’Afrique de l’Ouest ainsi que la société civile en vue de réaliser l’idéal d’intégration régionale.

Le Parlement de la CEDEAO sous l’impulsion du président Moustapha Cissé LO, est désormais impliqué dans l’adoption du budget de la Communauté et contrôle les activités des organes chargés (institutions et agences spécialisées) de la mise en oeuvre des programmes de la communauté et peut prendre les résolutions appropriées ; ce qui est un pas de géant pour cette institution qui a longtemps cherché à avoir un droit de regard sur l’utilisation des fonds issus des prélèvements communautaires, autrement dit des impôts de chaque citoyen.

Après un travail acharné, le Parlement de la CEDEAO est maintenant obligatoirement saisi dans les domaines suivants : le budget de la Communauté; la révision du traité et de ses annexes ; les Rapports d’Audit annuel des Organes et Institutions de la Communauté ; l’adoption ou la révision de tous les actes communautaire relatifs aux politiques économiques et monétaires d’intégration de la CEDEAO, à savoir commerce, douanes, libre circulation des personnes, des biens et service, infrastructure, coopération monétaire, industries et mines, promotion des investissements ; et toutes autres politiques sectorielles décidées par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement.

L’interêt de toutes ces actions est de créer un climat d’utilitarisme capable de déclencher notre propre révolution agricole, industrielle, numérique, et d’intelligence artificielle, et cela, dans le court-moyen terme.

Mouhamed Koudo
Conseiller en Communication &
Porte-parole du président du Parlement de la CEDEAO

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here