Péridurale : 7 effets secondaires dont ils ne vous parleront pas

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Nous vous avons répertorié ici 7 effets secondaires de la péridurale trop mal connus qui pourraient bien vous faire changer d’avis sur l’utilisation actuellement faite de cette médication dans nos hôpitaux…

Effet secondaire de la péridurale #1 :
plus d’interventions

Bébé et maman après accouchement
La péridurale est souvent le début d’une cascade d’interventions. Photographie de Mamma Loves.

Commençons avec le principal problème. La péridurale interfère dans le processus naturel de l’accouchement. Celui-ci étant perturbé, plus rien ne fonctionne normalement. Une haute surveillance (monitoring !) et une prise en charge deviennent nécessaires. La fin de l’histoire n’est pas toujours heureuse : la péridurale est souvent le début d’une cascade d’interventions. Nous allons voir dans les prochains points pourquoi.

Les mamans la choisissent généralement pour soulager leur douleur et finissent malheureusement bien souvent avec une épisiotomie, une extraction instrumentale de leur bébé (forceps ou ventouse) ou une césarienne.

Effet secondaire de la péridurale #2 :
plus de césariennes

En choisissant la péridurale, vous doublez vos chances de finir en césarienne ! En effet les bébés subissant l’anesthésie sont plus souvent dans la position postérieure (avec le visage vers l’avant), compliquant l’accouchement naturel par voie basse. Seulement un quart des mamans dont c’était le premier accouchement et plus de la moitié de celles qui avaient déjà eu un ou plusieurs enfants ont connu un accouchement vaginal spontané alors qu’elles avaient un bébé en position postérieure.

La péridurale a également pour conséquence fréquente un abaissement du rythme cardiaque du bébé. Dans des cas extrêmes cela nécessite une intervention rapide. La césarienne d’urgence dans ces cas-là peut sauver la vie de nos bébés. Heureusement qu’elle existe !

Effet secondaire de la péridurale #3 :
un accouchement plus long

Imaginez que votre accouchement dure deux heures de plus. Que diriez-vous ? La péridurale augmenterait la durée de la première étape du travail d’environ 30 minutes. La deuxième phase (la poussée) serait allongée de 2 à 3 heures. Ce n’est pas négligeable pour une femme qui accouche et pour qui quelques minutes paraissent des heures !

Pourquoi le travail est-il allongé ? Pour un ensemble de raisons. D’une part, la péridurale diminue la mobilité de la mère. Or plus la mère bouge, plus elle aide son bébé à passer le canal étroit de la naissance. Comme les muscles du plancher pelvien sont particulièrement “ralentis” sous l’effet de l’anesthésie, ils ne guident pas le bébé à trouver la position idéale pour naître (comme expliqué au point précédent). Enfin, la péridurale diminue voire supprime la poussée instinctive de la mère. Elle ne sent presque plus rien dans le bas de son corps. Pousser quand on n’en ressent pas l’envie est extrêmement fatigant, difficile et … inefficace. D’autant plus que la péridurale inhibe le pic naturel d’adrénaline qui procure normalement à la maman la force nécessaire pour pousser.

Effet secondaire de la péridurale #4 :
les hormones perturbées

L’adrénaline n’est pas la seule hormone a être inhibée par la péridurale. En fait, toutes les hormones naturelles nécessaires au bon déroulement de la naissance sont perturbées. Quel gâchis, la nature est si bien faite… Quand on interfère, tout se complique :

L’ocytocine n’est plus sécrétée en quantité suffisante pour aider l’utérus à se contracter. Le risque de devoir prendre l’ocytocine de synthèse (pitocin) est triplé, provoquant des contractions fortes et fréquentes mais pas forcément efficaces. Maman et bébé en paient les frais.
Les endorphines, ces analgésiques naturels permettant à la maman de supporter la douleur et de “s’évader” durant la naissance, ne sont plus sécrétées en quantité suffisante.
Il manque le pic d’ocytocine au moment de la naissance, celui qui permet à la maman et son bébé de s’attacher immédiatement l’un à l’autre. Pour les brebis ayant reçu la péridurale lors d’une expérience, cet attachement naturel est tellement perturbé que 80 % des bêtes abandonnent leurs petits juste après la naissance. Certes, nous ne sommes pas des animaux mais ceci illustre bien l’influence perturbatrice de la péridurale sur les fonctions naturelles.

Effet secondaire de la péridurale #5 :
l’allaitement en péril

Si vous souhaitez nourrir au sein votre bébé, ce qui suit vous intéressera. Les mamans ayant reçu la péridurale arrêtent l’allaitement plus tôt que les autres. Pourquoi ? L’analgésique provoque une somnolence chez le bébé. Celui-ci est donc moins vigoureux pour téter. Bien souvent sa maman est également épuisée juste après l’accouchement et, par suite de l’anesthésie, l’ocytocine est produite en trop petite quantité pour une bonne production de lait. Les tous premiers instants après la naissance sont pourtant les plus importants pour initier un allaitement réussi. Si vous avez recours à la péridurale, vous savez maintenant que les conditions ne seront pas des plus favorables pour nourrir votre bébé au sein. Cependant, rien n’est perdu d’avance ! Plusieurs choses sont à essayer avant d’abandonner. Le peau à peau pratiqué directement après la naissance (ou dès que possible) vous sera d’une grande aide pour réussir votre allaitement.

Effet secondaire de la péridurale #6 :
les gênes et les douleurs

« Des douleurs provoquées par la péridurale ? Je la prends justement pour éviter toute sensation de douleurs », pourriez-vous penser. Soyez rassurées, l’anesthésie va normalement supprimer vos douleurs de l’accouchement… Il est rare qu’elle ne prenne effet que d’un côté. La femme dans ce cas-là continue à sentir la douleur, mais juste sur un côté, l’autre côté étant anesthésié.

Voici les gênes communes dont se plaignent les femmes qui optent pour la péridurale :

Pendant l’accouchement

des ecchymoses ;
des réactions allergiques ;
des sensations de fourmillement dans les jambes ;
de fortes démangeaisons sur tout le corps ;
de la fièvre (non sans risque pour le bébé car sa température augmente aussi) ;
l’impossibilité d’uriner et l’obligation d’utiliser un cathéter. Ceci réduit encore davantage la mobilité pendant l’accouchement, produisant d’autres complications ;
l’hypotension – on reçoit une perfusion ;
le risque de déchirure vaginale est doublé.

Après l’accouchement (certaines gênes peuvent perdurer)

une infection ou des douleurs à l’endroit où l’aiguille a été enfoncée ;
une infection à l’endroit de la perfusion ;
une inflammation de la vessie causée par le cathéter ;
des problèmes pour uriner après le cathéter ;
des forts maux de tête ;
des douleurs de dos dues à un tassement de vertèbres à cause de la position couchée.

Effet secondaire de la péridurale #7 :
l’insatisfaction de l’accouchement

Vous envisagez un accouchement sans péridurale mais il vous reste une dernière inquiétude : la douleur ! « Comment vais-je pouvoir la supporter ? » Je vous comprends, je me suis aussi posée cette question. Mais au fait, les douleurs de l’accouchement sont-elles à supprimer absolument ? Pas forcément ! Ces douleurs ont un sens et sont importantes, plus qu’on ne le croit. Les mamans n’ayant pas eu recours aux médications contre la douleur sont les plus satisfaites de leur accouchement. Elles sont en moyenne plus fières d’elles-mêmes et un sentiment d’avoir accompli leur rite de passage de femme à mère les accompagne.

D’ailleurs, un accouchement sans péridurale ne veut pas forcément dire un accouchement douloureux. Des méthodes douces et naturelles, comme les massages, l’utilisation du pouvoir relaxant de l’eau, l’hypnonaissance, l’autohypnose, les affirmations de naissance, l’homéopathie, l’acupuncture ou la sophrologie peuvent être des alternatives tout à fait efficaces pour donner naissance avec peu ou pas de douleurs.

Avec ou sans ?
Choisissez avant l’accouchement

D’après une étude de l’INSERM, un quart des femmes refusent la péridurale avant l’accouchement. La moitié d’entre elles y ont finalement tout de même recours. Et 56 % de ces femmes sont insatisfaites des suites de leur péridurale. Ne faites pas comme elles. Décidez AVANT votre accouchement si vous voulez y avoir recours ou non. Ce sera infiniment plus facile et satisfaisant. Inscrivez-le dans votre projet de naissance et discutez-en au préalable avec les médecins. C’est le meilleur moyen de ne pas succomber à la tentation et de ne pas le regretter après coup. Il est extrêmement difficile de devoir refuser les propositions fréquentes de l’équipe médicale alors que vous ressentez des douleurs. Sachez aussi que derrière chaque demande de péridurale se cache bien souvent une peur et l’énorme besoin d’être rassurée. Il suffit parfois d’un mot, d’une caresse, d’un regard pour retrouver courage et confiance.

Qu’elle se fasse avec ou sans péridurale, je vous souhaite un merveilleux accouchement !

Et vous ?
Envisagez-vous un accouchement avec ou sans péridurale ? Que vous a dit votre médecin sur la péridurale ? Votre avis nous intéresse, merci de laisser un commentaire !

Source: naissancedouce.fr

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