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En France, la droite a été humiliée, mais on ne sait pas ce qui va se passer ensuite

En France, la droite a été humiliée, mais on ne sait pas ce qui va se passer ensuite

Il y a un problème. Macron a-t-il atteint la clarté qu’il recherche ? Dans un sens, oui : il a clairement indiqué que la France restait un pays qui ne voulait pas être dirigé par un parti d’extrême droite au sein de l’Union, favorable aux autocrates comme Vladimir Poutine et Viktor Orbán.

Le Pen a cherché à donner à son parti une image nouvelle et respectable, avec son jeune leader rasé de près, bien parlé et impeccablement habillé, Jordan Bartella, le cerveau de 28 ans de la « stratégie du cou » du parti. Dans une certaine mesure, la tactique a été couronnée de succès : comme Bartella l’a souligné le soir des élections, le RN dispose désormais de plus de sièges au Parlement que jamais. Elle a étendu son influence au-delà de ses bastions traditionnels vers la plupart des régions du pays. Pourtant, alors qu’il semblait sur le point d’accéder au pouvoir réel, il a lamentablement échoué. Lors d’une élection avec une participation massive (67,1 %), les deux tiers des électeurs français ont clairement rejeté même la version diabolisée du parti fondé en 1972 par le xénophobe antisémite et raciste Jean-Marie Le Pen. C’est une bonne nouvelle.

La moins bonne nouvelle est qu’il n’y a pas de voie claire vers le succès pour Macron ou les partis de gauche et du centre. L’Assemblée nationale est divisée en trois circonscriptions principales. Aucun parti ou groupe n’a obtenu la majorité absolue de 289 sièges. Il est donc nécessaire de former un gouvernement de coalition, et la seule coalition viable en vue réunirait le NPF et le groupe Macron. Ensemble, ils disposent de suffisamment de places pour gouverner. Mais ils ne sont pas vraiment alignés et les dissensions au sein du NPF, son prédécesseur NUPES, sont déjà évidentes. Immédiatement après l’annonce des résultats préliminaires, Jean-Luc Mélenchon, ancien trotskiste à la tête du parti d’extrême gauche LFI, a quitté le scrutin en revendiquant une victoire totale non seulement sur le RN mais aussi sur Macron. Pourrait ne pas être Ajouts (accords de porte dérobée) avec le groupe vaincu et discrédité du président, a-t-il déclaré, sans faire mention de son absence de majorité, comme s’il oubliait l’équation politique que doit résoudre quiconque cherche à former un gouvernement.

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