Les lauréates sénégalaises du Fespaco 2019 honorées

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Lauréates du FESPACO 2019, les cinéastes Angèle Diabang et Khardidiatou Sow, ont reçu, chacune, un chèque d’un (1) million de francs CFA, de la part de leur ministre de tutelle, Abdou Latif Coulibaly. Ce dernier a présidé la cérémonie dite ’’Sargal’’ dans les jardins de la Maison de la Culture, Douta Seck.
Les réalisatrices sénégalaises, Angèle Diabang et Khardidiatou Sow ont obtenu respectivement les poulains de bronze et d’argent dans la catégorie court métrage de la compétition officielle du FESPACO 2019. Angèle Diabang, réalisatrice du film « Un air de kora », a dans le même temps obtenu le prix spécial de la meilleure réalisatrice de la CEDEAO. Khardidiatou Sow a, elle, décroché le prix ACP pour son film « Une place dans l’avion. »
De retour à Dakar, elles ont été fêtées pour avoir « honoré » leur pays, selon les propres termes du ministre. Il déclare : « Le septième art sénégalais s’est de nouveau distingué lors de la 26e édition marquant le cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou en remportant quatre (4) remarquables distinctions. Je ne vous cache pas ma satisfaction de constater la qualité des différents prix obtenus et la forte mobilisation des acteurs de la culture et de l’audiovisuel lors de ce grand rendez-vous du cinéma panafricain. J’ai souhaité, pour ma part, au nom du président de la République et du gouvernement, vous dire la joie et la fierté de la Nation sénégalaise en ayant constaté avec beaucoup de fierté et de bonheur le sacre de deux jeunes sénégalaises qui ont le génie pour faire du cinéma et un bon cinéma. Vous faites pleinement honneur à votre pays. Vous nous avez rendus fier à Ouagadougou. Nous vous avons honorées mais vous nous avez honorés. » Avant d’adresser ses encouragements aux quatre (4) autres cinéastes dont les films ont été sélectionnés à cette édition : Khaty Léna Ndiaye pour son long-métrage documentaire intitulé ’’on a le temps pour nous’’, Lobé Ndiaye pour son court-métrage documentaire ’’La femme lionne’’, Momar Talla Kandji pour son court-métrage fiction ’’Ordures’’ et Cheikh Diallo pour sa série télévisuelle ’’Garmi’’ et Alassane Ndao dans la compétition section panorama pour son long-métrage documentaire ’’Rencontrer mon père’’.

En Conseil des ministres tenu le mardi 6 mars, a rappelé l’autorité de tutelle, le chef de l’Etat a prescrit trois (3) principales directives visant à « booster les activités de l’industrie cinématographique » pour son deuxième mandat : « La production des répertoires des films sénégalais, le repositionnement des rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK) dans l’agenda international du septième art mais également la consolidation durable du cinéma sénégalais. » Des investissements sont également prévus « pour faire de notre culture un vecteur économique incontestable. » Aussi, Abdou Latif Coulibaly a annoncé le lancement de la caravane nationale du cinéma dans trois (3) régions, autre que celle de Dakar, « en alternance avec l’organisation des RECIDAK(S). « Ce qui permettrait, détaille-t-il, aux populations à l’intérieur du pays d’avoir accès aux productions audiovisuelles. »

A ce propos, le conseiller technique du président de la République, Massamba Gueye, a tenu à souligner que l’ambition de l’Etat du Sénégal « doit être portée » par les gens du cinéma. Ce, dans la mesure où, martèle-t-il : « Ce n’est pas avec de l’argent qu’on fait des films, c’est avec du génie, l’argent n’est qu’un support du génie. Vous pouvez avoir les plus gros budgets mais si vous n’avez pas du génie, vous ne faites pas de bons films et vous deux, vous êtes des génies du cinéma. »

La réaction des lauréates

Les reines du jour ne cachent pas leur joie. « C’est un sentiment de joie, de bonheur et de satisfaction, exulte Angèle Diabang. Pour moi, pour mes acteurs et toute mon équipe. C’est un honneur pour moi d’avoir été nommée meilleure femme réalisatrice de la CEDEAO. Je pense que ce n’est pas facile ni pour les hommes encore moins pour les femmes parce qu’il faut laisser sa famille et son foyer et aller en tournage pendant plusieurs semaines. Ce n’est pas toujours facile. »

Khardidiatou Sow, elle, plaide pour ses collègues. « Il y a beaucoup de femmes qui sont là, qui ont envie de faire des films et qui ont envie de raconter des choses et moi, je suis très contente de savoir que maintenant on va se pencher plus sur le dossier des femmes parce que quand même avec les deux prix, le poulain d’argent qui est le deuxième plus grand prix de court-métrage au FESPACO, ce n’est pas rien. Cela veut dire que les femmes peuvent y arriver. »
Tenu du 23 février au 2 mars, le FESPACO édition 2019 portait sur le thème : « Mémoire et avenir des cinémas africains. »

emedia

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